Le président comorien veut prolonger son mandat d'une année

APA-Moroni (Comores) Le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, a émis le v½u de prolonger son mandat d'une année dans un souci de regrouper les échéances électorales en 2011 dans son adresse à la nation à l'occasion du nouvel an musulman, lundi.

Elu en 2006 pour un mandat de quatre ans, M. Sambi ne cache pas, depuis plusieurs mois, sa volonté de modifier la constitution comorienne pour porter à cinq ans tous les mandats électifs (présidentiels et législatis).

Convaincu que la situation des Comores ne permet pas d'organiser à intervalles réguliers une élection, le président comorien justifie son projet par des motivations financières.

M. Sambi s'est, en outre, félicité de l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi de citoyenneté économique accordant la nationalité comorienne à des apatrides et à des hommes d'affaires koweitiens souhaitant investir aux Comores contre un pactole estimé à plusieurs milliards de francs comoriens.

«A partir de janvier 2009, vous commencerez à voir les retombées de ce projet », a-t-il dit.

Cette loi controversée a été rejetée par les députés en première et seconde lectures.

Ce sont les parlementaires proches du pouvoir qui se sont réunis à huis clos dans l'hémicycle, en l'absence du président de l'assemblée, pour faire adopter au forceps le projet de loi.

# Posté le lundi 29 décembre 2008 10:52

Le Secrétaire général du gouvernement comorien agressé

Comores – Le Secrétaire général du gouvernement comorien, Nourdine Bourhane, a été agressé, dimanche, entre les villages de Mdjoiézi et Hetsa, à dix kilomètres au sud de Moroni, a-t-on appris lundi de sources officielles dans la capitale comorienne.

M. Bourhane est sorti indemne de cette agression mais le véhicule de fonction qu'il conduisait a eu les vitres brisées.

L'un des agresseurs, identifié, court toujours, selon le ministre de la Justice, Madi Ali, préicisant "qu'il s'agit du chauffeur du fondé de pouvoir du Trésorier général de la Grande-Comore", proche du président de l'île, Mohamed Abdouloihabi.

Nourdine Bourhane a été agressé alors qu'il se rendait à Mdjoiézi, invité avec plusieurs membres du gouvernement par le ministre de l'Education nationale, Kamaleddine Afraitane.

Pour les observateurs, l'agression pourrait être liée aux propos tenus la veille, par le ministre de l'Intérieur de la Grande-Comore, Mohamed Abdou Mhadjou, très remonté contre le pouvoir central et surtout contre les Anjouanais.

M. Mhadjou, recherché par la Gendarmerie, est resté invisible toute la matinée de lundi.

Le gouvernement de la Grande-Comore a demandé à rencontrer celui de l'Union des Comores en vue de "calmer le jeu entre le pouvoir central et celui de l'île".

"Cette rencontre, a dit le ministre de la Justice, se fera en deux temps, cet après-midi, à 13h 00 et à 15h GMT".

Dans une interview publiée ce lundi par l'hebdomadaire "Albalad", le président de l'île, Mohamed Abdouloihabi, a exprimé sa volonté d'établir un "rapport de force soutenu" à l'endroit du gouvernement de l'Union des Comores".

"Il faut absolument changer d'attitude quelles que soient les conséquences", a affirmé M. Abdouloihabi à l'hebdomadaire, tandis que vendredi, son ministre de l'Intérieur avait dit que désormais les Anjouanais devraient être titulaires d'un certificat, faisant clairement allusion aux origines anjouanaises du président comorien Ahmed Sambi.

Moroni - 22/12/2008

Pana

# Posté le lundi 22 décembre 2008 13:35

Projet de citoyenneté économique : Sambi annonce 900 millions de dollars dès janvier

Projet de citoyenneté économique : Sambi annonce 900 millions de dollars dès janvier
Quelques jours après l'adoption très controversée du projet de loi sur la citoyenneté économique et alors que celui-ci attend encore sa validation par la Cour constitutionnelle, le président Sambi a annoncé le décaissement prochain d'un montant de 900 millions de dollars au profit de l'Union des Comores.

"On m'a annoncé que dès le mois de janvier prochain, on va nous verser la première tranche de la contrepartie du contrat. Nous aurons une somme totale de 900 millions de dollars pour deux ans" a annoncé le président de l'Union des Comores au cours d'un discours qu'il a tenu à Daru Nour, siège de la présidence de l'Union dans l'île d'Anjouan, lors de la traditionnelle présentation des v½ux à l'occasion de l'Aïd El Kabir, devant plusieurs délégations venus de tous les coins du pays.

"J'appelle les deux vice-président Idi Nadhoim et Ikililou Dhoinine ainsi que le chef de l'exécutif de l'île d'Anjouan à réunir au plus vite les différents cadres des îles afin d'établir les projets prioritaires à réaliser pour chaque île", a-t-il ajouté. "C'est la première fois dans l'histoire du pays que nous aurons des fonds propres à gérer", s'est-il enthousiasmé.

Dans son discours, le chef de l'Etat est revenu sur le "Projet Habitat", qui fut une promesse phare lors de sa campagne électorale en 2006, mais qui peine à se concrétiser alors que son mandat tire à sa fin. "Il manque l'expertise nécessaire pour la réalisation de ce projet. C'est dans cette optique que nous allons organiser un forum international d'ici à la fin du mois de janvier ou au début du mois de février afin de trouver les solutions appropriées" a-t-il souligné.

Ahmed Abdallah Sambi a signalé que vu le niveau de vie très bas de certains ménages ainsi que le manque de foncier, il faut prendre en compte plusieurs paramètres pour que ce projet soit efficace. "Il y a plusieurs formules dans ce genre de projet de construction de logements sociaux et nous devons chercher d'abord à savoir celle qui est adaptée à notre pays", a-t-il conclu.

Faissoili Abdou

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 02:22

DECLARATION

Après deux ans passés hors de mon pays, j'ai décidé d'y revenir suite au décès d'un membre de ma famille.

Tout au long de ces deux années d'exil, j'ai beaucoup réfléchi et consulté. Les Comores mon pays, sont aujourd'hui encore à la croisée des chemins. Son avenir immédiat est menacé. Son économie s'est effondrée. L'Etat a cessé de fonctionner et les institutions constitutionnelles ne jouent plus leur rôle dévolu.

Si l'on ajoute à cela les tentatives de modification des règles inhérentes à l'alternance politique qui doit nécessairement débuter en 2009 pour les législatives et intervenir en 2010 pour l'Exécutif national, le pays risque de réveiller les vieux démons du séparatisme.

La tentative d'adoption du projet de loi dite « naturalisation économique » comme la nomination des membres de la cour constitutionnelle dans des conditions pour le moins confuses, confirment que notre pays perd de plus en plus sa crédibilité.

Mon retour au pays coïncide avec la tenue du Congrès du parti politique auquel j'appartiens, à la fin du mois de décembre et je compte prendre une part très active dans sa restructuration qui passe nécessairement par l'adoption d'un projet de société qui permette également la conclusion des alliances avec toutes les autres forces politiques du pays qui constituent l'opposition à l'actuel régime.

Dans ce cadre, je demanderai à mes amis de faire en sorte que la CRC redevienne un parti d'opposition constructive, sans rancune, et qui a comme principal objectif la transformation de notre pays en véritable Etat de droit.

Il faudra mener une lutte sans merci contre les abus du pouvoir notamment vis-à-vis du pouvoir judiciaire garant d'une justice impartiale ; aussi, il faudra soutenir ceux qui ont fait de la liberté d'expression leur quotidien, les hommes et les femmes de la presse qui semblent être menacés désormais.

Préparer l'avenir de notre c'est aussi pousser les autorités nationales et insulaires à trouver rapidement les compromis nécessaires afin de mettre en ½uvre les mesures budgétaires devant permettre à notre pays de bénéficier de l'initiative PPTE.

C'est donc un retour au pays studieux pour préparer l'avenir. Je suis persuadé que les Comoriens sont prêts à faire ce combat, un combat noble et digne pour un pays complètement délabré.

Paris, 08 décembre 08

BOLERO Hamada Madi

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 02:20

Manifestation contre un projet de révision de la Constitution aux Comores

APA - Moroni (Comores) Un grand rassemblement pour dénoncer à la fois la loi relative à la naturalisation de nombreux investisseurs koweïtiens et le projet de révision de la Constitution comorienne, s'est déroulé ce jeudi à Moroni, la capitale du pays, a constaté APA.

M. Mzé Mouigni Abdallah, un important notable des Comores a violemment attaqué le président comorien Ahmed Abdallah Sambi, coupable, à ses yeux, de « nombreuses violations de la loi fondamentale des Comores ».

« Nous regrettons profondément de l'avoir porté au pouvoir en 2006 parce qu'il n'a tenu aucun de ses engagements. Et nous le mettons en garde contre toute tentative de toilettage de notre Constitution » a-t-il déclaré.

Le député Soulé Ali, originaire de Mohéli, l'une des quatre principales îles qui composent l'archipel des Comores, a critiqué « la voracité » du gouvernement comorien qui, a-t-il dit est ''prêt à tout, jusqu'à la vente de notre nationalité pour gagner de l'argent''.

« Le comble est que cet argent-là ne sert pas le peuple. Il nous dit toujours avoir reçu des dons pour le financement de ses programmes de développement comme celui de l'habitat, mais on n'a jamais vu la couleur de cet argent » a-t-il accusé.

Le projet de citoyenneté économique du gouvernement comorien fait actuellement l'objet d'une violente polémique dans ce pays entre opposants et partisans du texte.

Les partisans du projet ont adopté au forceps la loi en question, et ce malgré l'absence du président de l'Assemblée comorienne, qui n'a pourtant pas été empêché, et d'une quinzaine de parlementaires.

Ce qui pose déjà un sérieux problème quant à la validité de ce vote.

Les élus de Ngazidja, la plus importante île de l'archipel, ont dénoncé, dans un mémorandum publié ce jeudi , la corruption dont seraient victimes nombre de députés comoriens ayant pris position en faveur du projet de loi.

# Posté le jeudi 04 décembre 2008 15:04