Elu en 2006 pour un mandat de quatre ans, M. Sambi ne cache pas, depuis plusieurs mois, sa volonté de modifier la constitution comorienne pour porter à cinq ans tous les mandats électifs (présidentiels et législatis).
Convaincu que la situation des Comores ne permet pas d'organiser à intervalles réguliers une élection, le président comorien justifie son projet par des motivations financières.
M. Sambi s'est, en outre, félicité de l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi de citoyenneté économique accordant la nationalité comorienne à des apatrides et à des hommes d'affaires koweitiens souhaitant investir aux Comores contre un pactole estimé à plusieurs milliards de francs comoriens.
«A partir de janvier 2009, vous commencerez à voir les retombées de ce projet », a-t-il dit.
Cette loi controversée a été rejetée par les députés en première et seconde lectures.
Ce sont les parlementaires proches du pouvoir qui se sont réunis à huis clos dans l'hémicycle, en l'absence du président de l'assemblée, pour faire adopter au forceps le projet de loi.