Qui veut de Bacar ?

Malgré la requête des autorités, qui réclamaient de pouvoir juger l'ancien président de l'île autonome d'Anjouan, Mohamed Bacar ne sera pas extradé vers les Comores. Ainsi en a décidé, le 24 juin, la cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion. À la vérité, l'avis négatif rendu par la justice française n'a surpris personne. Chassé du pouvoir par une intervention conjointe de l'Union africaine et de l'armée comorienne, le 25 mars dernier, Bacar était poursuivi pour « atteinte à l'autorité de l'État, complicité d'homicide volontaire, coups et blessures, viols et détournement de fonds », et encourait théoriquement la peine de mort. Même si la dernière exécution à Moroni, la seule de la décennie passée, remonte à 1997, la justice française rechigne traditionnellement à expulser en direction des pays n'ayant pas aboli la peine capitale. Et la légèreté apparente du dossier d'accusation présenté par les Comores par l'entremise de leur avocat Jacques Vergès n'a pas favorisé la démarche de Moroni.
Bacar, dont la demande d'asile politique a été rejetée début juin par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), ne pourra cependant pas rester sur le territoire français. Paris lui cherche donc un pays d'accueil. Les pistes malgache et sud-africaine, un temps envisagées, semblent abandonnées. « Plusieurs hypothèses sont toujours à l'étude, mais rien n'est encore décidé », expliquait-on au Quai d'Orsay, où l'on reconnaît que des contacts « avancés » ont été pris avec le Bénin. Le président Boni Yayi, sollicité par l'ambassadeur de France Hervé Besancenot, aurait pratiquement donné son feu vert à l'opération, pour « rendre service à la France ». Seuls les détails resteraient à finaliser. Bacar pourrait, dit-on, être hébergé dans une des villas ayant servi aux hôtes de marque du récent sommet de la Communauté économique des États sahélo-sahariens (Cen-Sad). À suivre.

Jeune Afrique
# Posté le vendredi 04 juillet 2008 18:34

WHO'S WHO : Mohammad A. Asgaraly

Un homme d'affaires d'origine indo-pakistanaise né à Madagascar et beau-frère du président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, est devenu son principal bailleur de fonds. Propriétaire du navire MV 13 Rajab, Mohammad Amyne Asgaraly utilise ses activités commerciales pour rendre divers "services" à Sambi et à son gouvernement. Du coup, celui-ci en a fait un chargé de mission à la présidence de l'Union des Comores et lui a accordé un passeport diplomatique sous le numéro 01AB01887/08/28, valable du 15 mars au 14 septembre 2008. Né à Mahajanga le 25 octobre 1964, Asgaraly est un chiite de la communauté kodja. Il y a une dizaine d'années, un jeune homme de cette communauté portant le même nom que lui s'était fait interpeller par la police malgache qui le soupçonnait d'être impliqué dans une affaire d'enlèvement d'hommes d'affaires karanas relâchés ensuite contre rançon (LOI nº808). Mais il est vrai que le nom d'Amyne Asgaraly est assez répandu dans les communautés chiites de la région.

Comorobeach via la lettre de l'océan indien
# Posté le vendredi 04 juillet 2008 03:25

Consulat : Stéphane Salord se présente à la communauté

Nommé en mai dernier par le conseil des ministres de l'Union des Comores, consul honoraire à Marseille, Stéphane Salord, ancien adjoint à la mairie d'Aix-en-Provence, s'est adressé, samedi 28 juin, dans les nouveaux locaux de la FECOM, aux différents représentants de la communauté comorienne de Marseille. Objectif : se présenter aux comoriens de la cité phocéenne, dévoiler ses projets pour le futur consulat et surtout tenter de mesurer l'ambiance au sein de la communauté après la polémique suscitée par certains responsables associatifs autour de sa nomination. Mission accomplie, dirait-on, car le nouveau consul honoraire a reçu un bon accueil de la part d'une communauté qui semble bien séduite par le discours de l'ancien vice-président de la Communauté du pays d'Aix.

Entouré de Foundi Dhannoun et d'autres notables, Stéphane Salord a affirmé que tout devrait se mettre en place d'ici fin août pour permettre l'ouverture du consulat. Il a dit ne pas être animé que par l'idée de « défendre les intérêts des Comoriens de la région Paca.»

Il n'empêche que certains comoriens de Marseille font circuler, depuis lundi, une pétition contre ce consulat honoraire. http://nonauconsuldelahonte.blogspot.com

Kweli
# Posté le vendredi 04 juillet 2008 03:21

Comores: Le second établissement hospitalier de la Grande-Comore en grève

Le personnel paramédical du Centre médico-chirurgical de Mitsamiouli (nord-ouest de la Grande- Comore) est en grève depuis plus de deux jours, a annoncé à la PANA, jeudi au téléphone, un infirmier de l'établissement. Les grévistes exigent le départ du chef d'établissement, Kassim Abdallah, et un nouveau conseil d'administration, le mandat de ses membres étant arrivé à terme depuis plus d'une dizaine d'années.

Dans une lettre adressée au ministre de la Santé, le personnel infirmier du deuxième établissement hospitalier de la Grande- Comore a relevé « plusieurs maux dont souffre le centre.

"Nous ne pouvons admettre au-delà du supportable la gestion financière opaque, l'absence de plan de gestion des ressources humaines, les ruptures permanentes de médicaments et autres produits de laboratoire et de radiologie", a ajouté l'infirmier.

De l'avis du personnel de l'établissement, le conseil d'administration de l'hôpital serait "complice" du directeur de l'hôpital "car tous les membres du conseil se rangent à ses côtés chaque fois qu'un problème est soulevé".

Moroni - 03/07/2008

Pana
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# Posté le vendredi 04 juillet 2008 03:15

Mayotte: Serge Castel déçu par Yves Jégo

Mayotte: Serge Castel déçu par Yves Jégo
En mission à Paris cette semaine, le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Mayotte, Serge Castel, le président du Medef local, Michel Taillefer, un délégué du syndicat Force ouvrière et un représentant du port de Mayotte ont été très surpris de l'accueil peu chaleureux que leur a réservé le secrétaire d'Etat français chargé de l'Outre-mer, Yves Jégo. Cette rencontre, maintes fois reportée, a finalement eu lieu le 30 juin à 8 heures et n'a duré guère plus de trois quart d'heure.

Jégo s'y est présenté seul, sans aucun de ses collaborateurs, et il s'est montré plutôt cassant envers ses interlocuteurs qui l'avaient pourtant prévenu des thèmes qu'ils souhaitaient aborder (exonération de charges sociales, aide au fret, non restriction des procédures de défiscalisation, etc.). Sur tous ces points, c'est le statu quo et le secrétaire d'Etat n'a rien proposé de nouveau.

En tout cas, il ne leur a pas tenu un langage diplomatique. Jégo a été catégorique sur le maintien de Mayotte dans le giron français, malgré la demande du gouvernement de l'Union des Comores de retrouver sa souveraineté sur cette île. Par contre, il s'est montré moins enthousiaste sur le souhait des élus et des chefs d'entreprise de Mayotte de voir l'île obtenir le statut de département français. Jégo a même précisé qu'avant le référendum prévu sur ce point, l'Etat français se chargerait de présenter à la population de Mayotte les avantages et les travers du statut de département. Une man½uvre dissuasive ?


Comorobeach via la lettre de l'océan indien
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# Posté le mercredi 02 juillet 2008 15:58
Modifié le mercredi 02 juillet 2008 16:10