COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE L'UNION DES COMORES

UNION DES COMORES

Unité – Solidarité – Développement

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PRESIDENCE DE L'UNION



COMMUNIQUE



Suite à la lettre du Directeur de Cabinet du Président de l'Union des Comores adressée à certains membres de la Cour Constitutionnelle pour leur rappeler l'arrivée à terme de leur mandat. Les membres ont adressé, le 23 juin 2008, une lettre ouverte au Président de l'Union qui appelle aux réflexions suivantes :

Sur la forme de cette lettre:

La Constitution de l'Union des Comores a strictement délimité le domaine de compétence de la Cour Constitutionnelle. Ses missions sont précisément définies et les dispositions constitutionnelles qui les prévoient ne laissent aucune place à une interprétation extensive de sa compétence.

Aucune de ces dispositions ne donne compétence à la Cour pour statuer ou émettre un avis sur des questions relatives au mandat des membres la composant. Bien que rédigé par la majorité des membres de la Cour, la lettre adressée au Chef de l'Etat constitue une simple opinion, un simple point de vue qui n'oblige personne.

L'acte de nomination, renouvellement, remplacement ou destitution est d'ordre individuel. Seule la personne ayant un rapport direct et personnel avec cet acte a qualité pour agir pour contester et partant défendre ses droits et intérêts qu'il estime lésée par l'acte. Pour avoir conjointement rédigé la lettre en question, les membres de la Cour Constitutionnelle se sont constitués en une sorte de collectif de défense de leurs intérêts.

Plus grave, l'attitude consistant d'une part à se réunir et se concerter pour une mission autre que celle qui leur est constitutionnellement assignée, d'autre part à omettre d'attirer l'attention des autorités sur la question relative à l'expiration du mandat de certains membres, est de nature à semer la confusion dans les esprits des citoyens sur leur véritable rôle et ainsi offrir à leur regard l'image d'une juridiction partisane et non crédible. N'est ce pas cette attitude et non celle du Président de l'Union, qui est de nature à compromettre le bon fonctionnement des institutions de la Nation ?

L'inamovibilité invoquée dans ladite lettre emporte interdiction de tout déplacement, suspension, remplacement, destitution ou limogeage en dehors des cas prévus par la constitution.



Sur le fond de cette lettre :

En vertu des pouvoirs que lui conféraient la Constitution de l'Union des Comores, notamment en son article 32, le Président de l'Union des Comores, Monsieur Azali Assoumani a signé le 13 juin 2002, un décret n°02-006/PR portant nomination d'un Membre de la Cour Constitutionnelle de l'Union des Comores, en l'occurrence Monsieur Mouzaoir ABDALLAH. Il faut rappeler ici que ce décret est un acte administratif unilatéral du Président qui s'applique donc dès sa signature contrairement au mandat électif qui commence à la prestation de serment.

En outre, la Constitution de l'Union des Comores stipule dans son article 33 alinéa 1, à propos du mandat des membres de la Cour Constitutionnelle: « Ils sont nommés pour un mandat de six ans renouvelable. »

Le mandat de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH, en tant que membre de la Cour Constitutionnelle est donc arrivé à son terme le 12 juin 2008.

Il est inexact d'affirmer comme cela est relevé dans le courrier en date du 23 juin 2008: « 1. – Que la nomination de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH est intervenue le 24 août 2004 » . Cette assertion ignore délibérément le décret n°02-006/PR du 13 juin 2002, « Portant nomination d'un Membre de la Cour Constitutionnelle de l'Union des Comores » en l'occurrence Monsieur Mouzaoir ABDALLAH et perverti le décret n°04-092/PR du 24 août 2004, « Portant confirmation de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH en qualité de Membre de la Cour Constitutionnelle. »

Il est clair que le 24 août 2004, le Président de l'Union n'a pas procédé à une nouvelle nomination d'un membre de la Cour Constitutionnelle mais à la confirmation de cette qualité des lors qu'elle a déjà été acquise depuis le 13 juin 2002. Le Président de l'Union n'aurait pas pu, en effet, procéder à une nouvelle nomination de la même personnalité alors que le mandat de ce dernier était en cours, il a par conséquent fait que le confirmer. Cette confirmation suppose donc que le mandat suivait son cours et ce depuis le 13 juin 2002.

La Constitution de l'Union des Comores ne développe aucune disposition qui soumettrait l'acquisition de la qualité de membre à une prestation de serment. Devient membre de la Cour Constitutionnelle la personnalité qui a été dûment nommée suivant les dispositions des articles 32 et 33 de la Constitution de l'Union des Comores.

Certes l'article 2 de la Loi organique portant organisation, compétence de la Cour Constitutionnelle dispose que les membres de la Cour Constitutionnelle doivent prêter serment avant d'entrer en fonction, mais cette disposition de la loi ne doit pas être interprétée comme une condition à l'acquisition de la qualité de membre. Il convient en effet de ne pas confondre la qualité de membre, qui est acquise des lors que la personnalité a été nommée, de la prise de fonction qui intervient suite à la formalité de prestation de serment. Le serment n'est qu'une formalité obligatoire à la prise de fonction. La sanction du défaut de prestation de serment est la nullité des actes, judiciaire ou juridictionnel, accomplis par un juge qui ne l'aurait préalablement prêté.

La durée du mandat s'attache à la qualité de membre et non à la prise de fonction. Il convient en outre de remarquer que cette prise de fonction est intervenue au delà des délais prévus par la loi.

En résumé, est arrivé à son terme le mandat de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH, membre de la Cour Constitutionnelle qui, nommé membre de la Cour Constitutionnelle le 13 juin 2002, a prêté serment de prise de fonction que le 11 septembre 2004.

Par ailleurs en vertu de la règle du service fait, Monsieur Mouzaoir ne saurait soutenir n'être en fonction que depuis le 11 septembre 2004 alors qu'il percevait le traitement et avantages liés à ses fonctions depuis le 13 juin 2002, reconnaissant ainsi que son mandat a commencé dès sa nomination en 2002.

Tout ce qui précède s'applique mutatis mutandis, à quelques jours près, à Messieurs Abhar SAID BOURHANE et MOHAMED BACRI qui ont été nommés au cours de la même période par les Vice-présidents Caabi el Yachroutu et Ben Massoundi.

Tenant compte des dispositions de l'alinéa 1 de l'article 33 de la Constitution de l'Union des Comores qui stipule : « Les membres de la Cour Constitutionnelle doivent être de grande moralité et probité ainsi que d'une compétence reconnue dans le domaine juridique, administratif, économique ou social. » et du serment, Coran à la main, par lequel le membre de la Cour Constitutionnelle dit : « je jure au nom d'Allah de bien et fidèlement remplir mes fonctions au sein de la Cour, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution de l'Union des Comores, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne pas prendre position publique et de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence de la Cour » , le Gouvernement de l'Union des Comores lance un appel aux membres de la Cour Constitutionnelle pour qu'ils reconnaissent le droit et l'équité, en bannissant tout esprit partisan au profit de l'état de droit, de la crédibilité de la Cour et du fonctionnement régulier de nos institutions.

Fait à Moroni, le 26 juin 2008

Pour le Gouvernement de l'Union des Comores

Le Secrétaire Général du Gouvernement
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# Posté le dimanche 29 juin 2008 13:10

Comores: les Anjouanais élisent le successeur de Mohamed Bacar

MORONI (AFP) — Les Anjouanais votaient dimanche pour élire le successeur de Mohamed Bacar, l'ex-homme fort de cette île comorienne renversé par une opération militaire en mars, un second tour marqué par des accusations mutuelles d'achats de voix lancées par les partisans des deux candidats.

Près de 128.000 électeurs, sur une population d'environ 250.000 personnes, se rendaient dans 240 bureaux de vote répartis sur cette île montagneuse, la plus pauvre et la plus peuplée des îles de l'archipel des Comores (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan).

Le premier tour de scrutin, le 15 juin, avait été marqué par un faible taux de participation (42,79%) et avait vu Mohamed Djaanfari, avec 44,18% des suffrages, devancer Moussa Toybou (40,12%).

M. Djaanfari, député à l'Assemblée de l'Union des Comores, est un homme d'affaires spécialisé dans le transport maritime et un farouche opposant à l'ancien président Mohamed Bacar. Il avait été battu par Ahmed Abdallah Sambi lors de l'élection du président fédéral de l'Union des Comores de 2006.

Moussa Toybou, ingénieur des travaux publics, est peu connu sur la scène politique et bénéficie du soutien du président de l'Union des Comores, M. Sambi.

Les deux candidats ont tenté lors de la campagne du second tour de mobiliser des Anjouanais préoccupés par l'érosion de leur pouvoir d'achat et la pénurie de carburants.

"Selon les informations en notre possession, le taux de participation devrait être supérieur à celui du premier tour", a indiqué à l'AFP Kamal Ali Yahoudha, responsable de l'information et de la sensibilisation pour cette élection.

"J'ai dû attendre 30 mn avant d'accéder au bureau de vote dans une file qui commençait à se former. Au premier tour, il n'y avait pas de queue du tout", a pour sa part rapporté un chauffeur de taxi à Mutsamudu, Seidine Ali Mohamed.

Selon plusieurs témoins joints à des endroits différents de l'île, la sécurité de cette élection, supervisée par une mission de sécurité de l'Union africaine avec l'armée comorienne, a été renforcée.

Aucun véhicule ne pouvait circuler dans l'île sans autorisation spéciale délivrée par la commission électorale afin de prévenir toute tentative de fraude.

Mais des partisans des deux camps se sont mutuellement accusés d'acheter des voix.

"Les gens de Moussa Toybou distribuent des vivres contre des voix", a affirmé Antoy Abdou, un des soutiens de Mohamed Djaanfari.

"Je me demande quand les responsables politiques vont mettre un terme à l'achat de voix. Ce que je vois ici à Ouani, c'est que les hommes de Mohamed Djaanfari achètent des voix à 5.000 francs comoriens l'unité (10 euros)", a déploré Bastoine Soulaimana, ex-candidat éliminé au premier tour et qui s'est rallié à Moussa Toybou.

Les résultats provisoires de cette élections sont attendus lundi dans la journée. La Cour constitutionnelle disposera alors de 72 heures pour proclamer les résultats définitifs.

Cette élection est censée sortir de la crise la plus pauvre et la plus peuplée des trois îles de l'archipel des Comores.

Ce scrutin est également un test pour faire rentrer définitivement Anjouan dans le giron des institutions de l'Union des Comores.

En 1997, Anjouan avait fait sécession. Le colonel Bacar avait ensuite pris le pouvoir par un coup d'Etat en septembre 2001, puis avait été élu président en 2002. En décembre 2001, les trois îles avaient voté la création de l'Union des Comores. Et Anjouan avait réintégré l'Union.

Mais en juin 2007, la réélection de M. Bacar avait été jugée illégale par l'Union et l'UA, conduisant à son renversement par une opération de l'armée comorienne soutenue par des troupes mandatées par l'UA. Mohamed Bacar est actuellement assigné à résidence sur l'île française de la Réunion.
# Posté le dimanche 29 juin 2008 11:12

RENCOTRE SAMBI- COMMUNAUTE INTERNATIONALE

La Communauté internationale a décidé de trouver une issue à la nouvelle crise institutionnelle aux Comores. Il faut dire qu'elle est habituée aux stratagèmes de Sambi.

Elle a rencontré le Mollah qui n'a pas eu honte de leur affirmer qu'il a été trompé par ses conseillers : « Moi, je ne connais pas le droit. Allez dire aux membres de la Cour que je suis prêt à surseoir ma décision de révoquer certains membres jusqu'à la fin de l'élection à Anjouan. Après nous en discuterons ».
C'est le Doyen Hassanaly qui présidait la rencontre entre la Cour et la Communauté internationale. C'est très grave que notre pays refuse de s'émanciper.

Madeira, Job, Mourad et tous les ambassadeurs à Moroni furent d'abord étonnés du fait que le Président Mouzaoir aurait déjà quitté son bureau et aurait rendu les clefs de son véhicule de fonction, estimant qu'à son âge, il ne peut pas s'accrocher à un poste si un Roi ne le pense pas ainsi.

Après 5 minutes de concertaion, les membres de la Cour ont demandé à la Communauté internationale de rapporter à Sambi qu'ils considèrent que la « Cour constitutionnelle n'est pas un organe intérimaire. Une telle institution ne peut pas devenir l'objet de l'Exécutif. Par conséquent, la Cour demande à Sambi soit de revenir à sa décision illégale, soit de continuer car de toute façon il ne respecte plus les lois de la République ».

Au même moment, le Président de l'Assemblée de l'Union a adressé une lettre au Doyen Hassanaly pour lui dire que contrairement aux dispositions de l'article 2 de la loi organique relative à la cour constitutionnelle, le Bureau de l'Assemblée ne participera pas à une Cérémonie de prestation de serment de « nouveaux » membres de la Cour constitutionnelle qui seraient désignés par Sambi et ses Vice-présidents. Rappelons que la loi exige à ce que les membres de la Cour prête serment devant le Grand Mufti et devant le bureau de l'assemblée pour qu'ils entrent en fonction.

Le vice président Idi Nadhoim qui n'est pas au pays a lui l'intention de nommer Saîd Hassane Saïd Hachim comme membre de la Cour. Toutefois, la loi exclut la nomination par une institution constitutionnelle d'un parent au 2ème degré comme membre de la Cour et Saïd hassane serait l'oncle de Idi. Rappelez-vous que le président Mohamed saïd Fazul de Mohéli avait fait l'amère expérience en désignant Mohamed fazul (frère de son père) comme membre de la Cour et fut contraint de le changer par son beau-frère Elarif Hamidi.

Il est quand même curieux que Sambi ait mené notre pays à ce stade ridicule qui a fait que les Comores sont revenues à 20 ans en arrière en matière de respect de la légalité. Pendant ce temps, ce Mollah détourne l'argent public à son profit et à celui de ses amis et amies.

Non, Sambi doit partir car toutes les institutions républicaines estiment qu'il viole la loi. Quelle autre faute encore Sambi peut il commettre pour qu'il soit jugé de trahison ?

kAILANE
# Posté le samedi 28 juin 2008 12:32

L'OPACO monte au créneau aux Comores

Face à la pénurie de riz populaire et de produits pétroliers qui sévit dans l'archipel depuis plus d'un mois, l'Organisation patronale des Comores (OPACO) a pointé un doigt accusateur sur "les services du chef de l'Etat". Dans un communiqué le 16 juin, l'OPACO leur reproche d'avoir pris en main la gestion des deux dossiers de l'approvisionnement en riz populaire et en produits pétroliers, en dehors des responsables des ministères concernés et tout en écartant le secteur privé. L'OPACO a également critiqué la "totale opacité qui entoure la gestion de ces deux dossiers stratégiques" et a mis en garde le gouvernement de l'Union sur sa responsabilité face à la crise sociale qui menace le pays "si une solution fiable et à long terme n'est pas trouvée sur ces deux produits sensibles".


Comorobeach.skyrock.com via Lettre Océan Indien
# Posté le vendredi 27 juin 2008 11:34

Mutsamudu

Pour le second tour de l'élection présidentielle de l'île comorienne d'Anjouan, le 29 juin, deux candidats du premier tour qui ne pouvaient pas se maintenir, Bastoine Soulaimana (4,89%) et Bacar Abdou (4,85%), ont décidé de se rallier à Moussa Toybou (40,12%), l'homme qui a les faveurs du président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi. Un troisième candidat du premier tour, Soundi Abdullatuf (5,96%), a apporté son soutien à Mohamed Djaffar (44,18%), qui sera le rival de Toybou au second tour du scrutin. Les résultats du vote du 29 juin dépendront en partie de l'abstention qui avait atteint le taux record de 53% pour le vote du 15 juin.


L.O.I
# Posté le vendredi 27 juin 2008 11:33