M. SAID OMAR ABDOULKARIM NOUVEAU PRESIDENT DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

Le président Sambi vient de nommer M Said Omar Abdoulkarim au poste de président de la Cour Constitutionnelle en remplacement de M Mouzaoir Abdallah.

Pour Sambi, le mandat de M. Mouzaoir Abdallah en qualité de membre de la Cour constitutionnelle est arrivé à terme le 14 juin 2008 car il a été nommé le 13 juin 2002 pour un mandat de six ans. Mais les juges constitutionnels estiment que leur mandat commence à partir de la date de leur prestation de serment à savoir le 11 septembre 2004.

Comorobeach.skyrock.com
# Posté le jeudi 26 juin 2008 13:36

CORRUPTION AU SOMMET DE L'ETAT

CORRUPTION AU SOMMET DE L'ETAT
Selon certaines de nos sources, lors des préparatifs du débarquement d'Anjouan, plus de 1 millions de dollars ont été détournés de leur usage initial. Des membres du cabinet présidentiel et de l'état major de l'armée seraient impliqués dans ce détournement de fond.

Par ailleurs, dans le cadre des investissements réalisés par les pays du moyen-orient aux Comores, plusieurs pots de vin auraient été versés au président Sambi, à certains de ses proches ainsi qu'à son vice-président Nadhoim. Selon nos sources, des hauts dignitaires du régime actuel ont investi des sommes colossales dans des hotels en Tanzanie.

Source: Comorobeach.skyrock.com
# Posté le mercredi 25 juin 2008 19:53

LE PRESIDENT DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DANS LE COLLIMATEUR DE SAMBI

LE PRESIDENT DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DANS LE COLLIMATEUR DE SAMBI
Selon plusieurs sources, le président Sambi a decidé de remplacer le président de la cour constitutionnelle, M. Mouzaoir Abdallah, soupçonné de favoritisme au profit du candidat à l'élection présidentielle d'Anjouan, Mohamed Djaanfari. Sambi était d'une humeur de dogue en rentrant de voyage. Il a traité le président de la cour constitutionnelle d'incompétent et d'être à la solde de la France. En effet le Rais n'a pas apprécié que la Cour constitutionnelle ait redonné l'avantage à Djaanfari contre Moussa Toybou, son poulain, alors que les résultats proclamés par le ministre des élections, Mmadi Ali, plaçaient Toybou en tête. Sambi a proclamé devant certains de ses collaborateurs qu'il a pas libéré Anjouan pour se faire voler la victoire et qu'il mettrait tout en oeuvre pour faire élire Toybou.

Six des sept membres de la haute juridiction ont aussitôt réagi à la lettre que le président de l'Union leur aurait adressée sur le sujet. Nous vous proposons la copie de cette lettre:

Les membres de la Cour Constitutionnelle de l'Union des Comores

Moroni, le 23 juin 2008

à Son Excellence Monsieur le Président de l'Union des Comores

Excellence Monsieur le Président,

Nous, Membres de la Cour Constitutionnelle de l'Union des Comores, avons l'honneur de porter à votre haute connaissance ce qui suit :

La Cour Constitutionnelle de L'Union des Comores vient d'être informée par son Président, Monsieur Mouzaoir ABDALLAH de la lettre de votre Directeur de Cabinet remise aux forces de sécurité en service à la porte de la Cour Constitutionnelle sans Bordereau d'Envoi ni cahier de transmission, dont la teneur suit :

« objet : votre mandat à la Cour Constitutionnelle

Monsieur,

Nous venons de constater que votre nomination en qualité de membre de la Cour Constitutionnelle est intervenue le 13 juin 2002 «CF. décret n° 02-006/PR . Certes, celle-ci a été confirmée par le décret n° 04-092/PR du 24 août 2004, mais cela ne peut évidemment être considéré comme une nouvelle nomination .

En conséquence, votre mandat en qualité de membre de la Cour Constitutionnelle est arrivé à son terme le 14 juin 2008. Son Excellence Monsieur le Président de l'Union m'a chargé de vous informer qu'il entend procéder la nomination d'un nouveau membre, conformément à l'article 32 de la Constitution de l'Union.

Veuillez agréer l'expression de ma haute considération ».

Excellence Monsieur le Président,

Les membres de la Cour Constitutionnelle de l'Union des Comores considèrent que la portée de la présente lettre de par son impact sur le fonctionnement régulier des Institutions de notre pays transgresse la personne du Président de l'Institution qu'est la Cour Constitutionnelle. Il vise la continuité d'un service public à un moment crucial de notre processus démocratique.

Les membres de la Cour Constitutionnelle de l'Union des Comores insistent sur les points de droit suivants :

L'article 32 de la Constitution de l'Union des Comores dispose « le Président de l'Union, les Vice-présidents de l'Union, le Président de l'Assemblée de l'Union ainsi que les Chefs des Exécutifs des Iles nomment chacun un membre de la Cour Constitutionnelle »

L'article 33 de la Constitution de l'Union des Comores dispose, entre autres, que « les membres de la Cour Constitutionnelle sont inamovibles. Sauf cas de flagrant délit, ils ne peuvent être poursuivis et arrêtés sans l'autorisation de la haute juridiction » ;

L'article 2 de la loi organique 04-001/AU du 30 juin 2004 relative à l'organisation et aux compétences de la Cour Constitutionnelle dispose « avant d'entrer en fonction les membres de la Cour Constitutionnelle prêtent le serment suivant en comorien, devant le Président de l'Union ou l'un de ses vices-présidents et du Bureau de l'Assemblée de l'Union, assisté du Grand Mufti « Je jure au nom d'Allah de bien et fidèlement remplir mes fonctions au sein de la Cour, de l'exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution de l'Union, de garder le secret de délibération et des votes, de ne prendre aucune position publique et de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence de la Cour ». Les membres de la Cour Constitutionnelle sont tenus à la prestation de serment dans les 30 jours qui suivent le jour ou leur nomination a été notifiée, à défaut de quoi il est pourvu à leur remplacement ».

Les membres de la Cour Constitutionnelle rappellent que les événements politiques se sont déroulés dans notre pays de la manière suivante :

a) Le référendum constitutionnel a eu lieu en décembre 2001

b) Le Président de l'Union des Comores a été élu en 2002. Son Investiture est intervenue en mai 2002.

Le Président de l'Union investit en 2002 pouvait par conséquent juridiquement mettre en œuvre les dispositions de l'article 32 de la Constitution en procédant à la nomination d'un membre de la Cour Constitutionnelle. Ce fut effectivement l'objet du décret 02-006/PR portant nomination de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH, membre de la Cour Constitutionnelle.

Il convient de noter ici que les membres de la Cour ne peuvent entrer en fonction sans la prestation de serment prévue à l'article 2 de la loi organique ci-dessus citée.

c) Notre Pays a connu malheureusement un blocage institutionnel intervenu suite aux conflits de compétence entre les Institutions notamment entre l'Exécutif de l'Union et les Exécutifs des Iles. Ces conflits ont engendré les conséquences suivantes :

- les Présidents des Iles Autonomes de la Grande-Comore et d'Anjouan élus en 2002 ont refusé, à cause des conflits de compétence ci-dessus citées, de nommer leur représentant à la Cour Constitutionnelle conformément à l'article 32 de la Constitution de l'Union. Ils estimaient que les conditions n'étaient pas encore réunies notamment l'existence de la loi organique sur l'organisation et le fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle.

- les élections législatives prévues pour juin 2002 n'ont pas eu lieu. Ainsi les dispositions de l'article 32 de la Constitution ne pouvaient être mises en œuvre en ce qui concerne le Président de l'Assemblée de l'Union

d) Les élections législatives eurent lieu en 2004

Les conditions juridiques étaient par conséquent réunies en vue de la nomination de tous les membres de la Cour.

Les membres de la Cour relèvent en outre :

1. - Que la nomination de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH est intervenue le 24 août 2004

2. – Que les membres de la Cour ne pouvaient prêter le serment prévu à l'article 2 de la loi organique sur la Cour dans les 30 jours qui suivent la notification de leur nomination pour la simple raison que tous les membres de la Cour n'étaient pas nommés en 2002.

3. - Que le décret 02-006/PR en date du 13 juin 2002 notifié à Monsieur Mouzaoir ABDALLAH à la même date ne pouvait être appliquée en 2004 en vue de la prestation qui doit intervenir 30 jours après la notification de sa nomination à la Cour Constitutionnelle

4. - Que le décret 04-092/PR portant confirmation de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH en qualité de membre de la Cour Constitutionnelle dit en son article 1er « Monsieur Mouzaoir ABDALLAH est confirmé dans sa fonction de membre de la Cour Constitutionnelle »

5. – Que par ailleurs les deux Vices –Présidents de l'Union des Comores à savoir : Monsieur CAABI EL YACHROUTU et BEN MASSOUNDI Rachid, investis en même temps que le Président de l'Union en 2002, ont en ce qui les concerne nommé respectivement Messieurs Abhar SAID BOURHANE et MOHAMED BACRI, Conseillers à la Cour. Ils les ont confirmé en 2004.

Nous constatons en effet, que le décret 04-092/PR pris par la même autorité administrative à savoir : le Président de l'Union des Comores visant le même objet confirme Monsieur Mouzaoir ABDALLAH en qualité de membre de la Cour Constitutionnelle. Ainsi de part cet acte juridique conforme à la Constitution, le Conseiller Mouzaoir ABDALLAH pour entrer en fonction pouvait prêter le serment prévu à l'article 2 de la loi organique sur la Cour Constitutionnelle dans le délai légal prévu à cet effet.

Le législateur organique, en prescrivant dans l'alinéa 2 de l'article 2 de la loi organique sur la Cour Constitutionnelle de l'Union que « les membres de la Cour sont tenus à la prestation de serment dans les 30 jours qui suivent le jour ou leur nomination leur a été notifiée ; à défaut de quoi il est pourvu à leur remplacement », signifie clairement que la fonction de conseiller est subordonnée à la prestation de serment. Ainsi le mandant de 6 ans précisé dans l'article 33 de la Constitution de l'Union ne commence effectivement qu'à partir de la date de prestation de serment.

Les membres de la Cour Constitutionnelle considèrent enfin que leur mandat commence à partir de la date de leur prestation de serment à savoir le 11 septembre 2004.

Les membres de la Cour Constitutionnelle de l'Union des Comores estiment dans ces conditions que toute tentative de nomination ou toute nomination conforme aux termes de la lettre de Monsieur le Directeur de Cabinet du Président de l'Union serait anti constitutionnel, illégal et compromettrait dangereusement le fonctionnement régulier des Institutions de la Nation, fonctionnement dont son Excellence Monsieur le Président de l'Union des Comores a la charge d'assurer.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président de l'Union, notre considération distinguée et l'expression de nos sentiments respectueux.

Les membres de la Cour

M. MOUZAOIR ABDALLAH

M. MOHAMED HASSANALY

M. AHMED ELHARIF HAMIDI

M. ABHAR SAID BOURHANE

M. YOUSSOUF MOUSTAKIM

M. ABDOURAZAKOU ABDOULHAMID

Ci-joint :

- Le décret 02-006/PR en date du 13 juin 2002

- Le décret 04-092/PR en date du 24 août 2004

- Copie de la lettre

- Ampliations :

- Monsieur le Président de l'Union

- Messieurs les deux vice-Présidents

- Monsieur le Président de l'Assemblée de l'Union

- Messieurs les Présidents des Iles Autonomes

- L'Union Africaine

- Ligue des Etats Arabes

- La Francophonie (OIF)

- L'Union Européenne

- PNUD

- Représentations diplomatiques

Comorobeach.skyrock.com
# Posté le mercredi 25 juin 2008 18:40

Le Colonel Bakar en exil à Cotonou

Le Bénin, dépotoir des dictateurs africains ?

Le Bénin sera finalement le point de chute de l'ancien président Anjouanais, Mohamed Bakar. L'information est passée hier sur Radio France internationale. Chassé du pouvoir, il y a quelques mois par les troupes comoriennes appuyées par les forces de l'Union Africaines, Mohamed Bakar s'était réfugié à la Réunion, une île française. A sa grande déception, il a vu sa demande d'asile rejeté par la justice française qui l'a plutôt inculpé pour divers chefs d'accusation dont la détention illégale d'armes. Aujourd'hui, la situation de l'ancien homme fort des Comores semble se rétablir. Mohamed Bakar est apparemment au bout de ses peines. Le Bénin aurait accepté de l'accueillir comme lui-même l'a souhaité.
C'est donc un sentiment de soulagement qui doit animer actuellement l'ancien homme fort d'Anjouan, quand on sait que le gouvernement de son pays a, à plusieurs reprises réclamé son extradition afin de pouvoir le juger. Avec l'arrivée de cet hôte qui est à la limite encombrant, le Bénin s'illustre une nouvelle fois comme étant une terre d'asile pour tous les Africains. Cependant, devrait-on offrir l'hospitalité à tout individu ? Même ceux qui ont trahi leur pays ? Aujourd'hui, il est clair que Mohamed Bakar au Bénin, c'est le nombre des anciens déchus et autres rebelles de tout acabit et de tout horizon qui grossit. En effet, plusieurs politiciens qui ne sont pas en odeur de sainteté dans leur pays séjournent au Bénin depuis des années en toute tranquillité. Le Colonel Bakar vient donc sûrement avec ses hommes de mains allonger le rang de ses hommes en conflit avec leur pays. Ce qui inquiète surtout dans l'arrivée de ce colonel putschiste est que la France qui a entretenu des relations avec ce monsieur pendant qu'il était au pouvoir et qui a des moyens de le surveiller, n'a pas daigné le recevoir sur son territoire. Alors que le Bénin l'accueille à bras ouverts. Face à cette situation, on se demande ce que cela cache. Le gouvernement se doit donc de prendre des mesures adéquates pour informer et rassurer les Béninois sur les conditions dans lesquelles Mohamed Bakar doit séjourner au Bénin. La quiétude du Bénin en dépend.

Benoît Mètonou
La Nouvelle Tribune
# Posté le mercredi 25 juin 2008 04:59

Rejet de la demande d'extradition de l'ex-président d'Anjouan Bacar

SAINT-DENIS-DE-LA REUNION (AFP) — La Cour d'appel de Saint-Denis a donné mardi un avis défavorable à l'extradition du président déchu de l'île comorienne d'Anjouan Mohamed Bacar et des hommes de sa garde rapprochée, réclamée par l'Union des Comores.

La Cour a suivi les réquisitions de l'avocat général qui à l'audience du 5 juin dernier, avait considéré que l'intégrité physique du colonel Bacar et de ses hommes serait menacée s'ils étaient renvoyés aux Comores, citant une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

L'Ofpra avait rejeté le 6 avril une demande d'asile en France du colonel Bacar tout en excluant son renvoi aux Comores en raison des "risques de persécution".

Le gouvernement français est tenu par la décision rendue mardi, a précisé un des avocats de l'ex-homme fort d'Anjouan.

"J'ai toujours eu confiance en la justice française" a déclaré le colonel Bacar à l'issue de l'audience.

Son extradition avait été demandée par l'Union des Comores pour "atteinte à l'autorité de l'Etat" et "complicité d'homicide volontaire, de coups et blessures volontaires, viols et détournements des deniers publics".

Les autorités comoriennes avaient transmis aux autorités françaises une série de procès-verbaux d'audition de personnes déclarant avoir été victimes des hommes du colonel Bacar. "Ce sont des pures inventions" avait répliqué l'ancien président à l'audience.

L'avocat général François Basset avait de son côté estimé que "les autorités comoriennes n'apportaient pas un début de commencement de preuves" dans leur dossier.

Défendant les intérêts de l'Etat comorien, Me Jacques Vergès avait assuré que le dossier relevait du "pur droit commun". Il avait demandé à la Cour de ne pas émettre un avis négatif qui aurait pour effet "d'empêcher le gouvernement français de prendre ses responsabilités". "Vous êtes là pour servir la justice indépendante et pas le gouvernement et ses magouilles" avait lancé l'avocat.

Le colonel Bacar et les hommes de sa garde rapprochée sont actuellement assignés à résidence dans une base militaire de l'île française de l'océan Indien. Sous le coup d'un arrêté de reconduire à la frontière pour entrée illégale en territoire français, ils ont par ailleurs été condamnés le 5 juin, dans une procédure distincte, à trois mois de prison avec sursis par la Cour d'appel de la Réunion pour importation d'armes.

M. Bacar a fait appel de la décision négative de l'Ofpra et de son arrêté de reconduite à la frontière et s'est pourvu en cassation sur la peine de prison.

Mohamed Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 avait été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine (UA), a été renversé fin mars par une opération militaire baptisée "Démocratie aux Comores" conduite par l'armée comorienne et des troupes mandatées par l'UA.

Il avait fui avec 22 hommes de sa garde rapprochée pour Mayotte, île de l'archipel des Comores restée française. Leur présence ayant provoqué des violences dans la communauté anjouanaise de l'île, ils avaient été transférés à la Réunion.

Leur présence en territoire français avait également déclenché des manifestations anti-françaises aux Comores.

Selon une source diplomatique proche du dossier, des discussions sont en cours, notamment avec le Bénin, pour trouver un pays d'accueil au colonel Bacar.
# Posté le mardi 24 juin 2008 07:41