A chaque fois que j'essaie de livrer mon point de vue et de permettre à ce que le débat continue dans un sens objectif, je suis séverement critiqué et accusé de ne pas '' aimer'' Sambi comme s'il a besoin d'être aimé. C'est le cas par exemple de Mohamed Boina, qui, dans son commentaire, '' lettre à Djamal'' n'a pas été tendre et m'accuse de '' haineux' et d'insolent'' parce que j'ose mettre la main dans la vérité. Je sais que de nature la vérité dérange et surtout chez nous, et je n'en veux pas à mon frère Boina qui, dans son '' réquisitoire'' dit ouvertement que '' mon style gramatical m'a trahi'' alors que tout ce que j'ai dit s'avère vrai notamment la rupture volontaire du contrat avec Total au profit de la République d'Iran, la '' vente'' de Mayotte dont je ne suis pas le seul à dénoncer le Groupe de Travail de Honte Niveaeau. Notre cher ami s'en prend à moi car j'ai comparé Sambi à un prophète, alors que c'est lui même qui le repète dans ses discours que Dieu l'a envoyé pour sauver les comoriens après tant d'années de misère, et pire encore, on m'accuse de lui donner l'étiquette d'Imam alors que c'est lui aussi qui le dit. Il a tendance à dire, je cite'' Tsinde oustadh hawu imam Sambi nde alaguwawo pvanu be nde Rais wa dawula''. Donc, cher ami un peu d'humilité. Très honnêtement, je veux bien être du même avis que vous mais j'ai envie de me rouler par terre ( de rire) en lisant vos arguments. Excusez moi mais vous devriez cher frère creuser un peu plus votre raisonnement profond. Il ne faut pas se tromper de cible et ne vous croyez obligé de me lire avec tout le respect que je vous dois. J'avoue ici que je ne me découragerai plus et encore une fois, nous remercions comorobeach et nos amis des autres sites pour leur travail remarquable.
En effet les résultats du premier tour viennent d'être publiés par la Cour constitutionnelle et placent en tête Mohamed Djaanfari avec plus de 44% drrière Moussa Toybou avec un peu plus de 40%. Pourtant le ministre chargé des élections Madi Ali avait placé leur poulain Moussa Toybou en première position. Une douche froide pour le ministre et ses amis qui ont fait le déplacement à Anjouan avec une logistique de haut niveau pour faire passer leur candidat.
Sachez qu'en l'état actuel des choses ce ne sont ni les origines, ni les capacités à pouvoir gouverner qui handicapent l'élection de Moussa Toybou contre le vice-président de l'Assemblée de l'Union, Mohamed Djaanfar mais plutôt son mentor nommé Sambi.
Le candidat de la Mouvance présidentielle apparît aux yeux des anjouanais comme le double, le clone de Sambi, son ami. L'hômme de la continuté de la politique orchestrée par Sambi. Dans ses discours de campagne, le candidat du pouvoir s'approprie le bilan des deux ans du pouvoir Sambi, consideré chez la majorité des anjouanais comme un échec. Certains dans l'entourage de Moussa Toybou, lui reprochent cette version au moment où dans l'ensemble de l'Archipel rien n'y va. Les gens meurent de faim, il manque de l'électricité, des proches de Bacar des grandes villes en liberté, Bacar lui même en retraite apaisée sous le soleil réunionais, sept mois d'arrierés de salaires chez les fonctionnaires et on continue à dire que tout va bien.
La majorité des anjouanais ont boudé les urnes, ce qui sucite de nombreuses interrogations chez les comoriens des autres Îles. Il est clair qu'ils sont mécontents contre Sambi mais ce qu'on se demande comment ce peuple qui a longuement souffert avec '' la dictature et les tortures'' du colonel '' dictateur'' se sont abstenus de ne pas afficher leur joie après la chute de ce dernier? Une question que le pouvoir refuse de répondre et continue à déclarer que le séparatisme est enterré. Personnelement, je veux bien y croire mais l'attitude de ces anjouanais face à cette échéance capitale pour leur avenir me plonge dans un doute profond et celan'engage que moi. La libération de Caabi, Surette et le frère du conseiller privé de Sambi alors qu'ils forment le noyau dûr de Bacar plonge tout le monde dans le doute sur le phénomène séparatiste. Ce n'est pas que je suis pessimiste mais ces personnes qui ont trouvé la liberté à la veille de cette élection ne sont pas les moindres. Il s'agit d'un ancien vice-président, premier ministre et plusieurs fois ministres, d'un ancien président de la Cour constitutionnelle, tous convertis en séparatistes. Donc, permettez moi de dire que le doute est permis.
Les anjouanais n'ont pas également digeré le départ de Sambi en Iran à la veille de cette élection. Lui, qui a toujours repeté que le colonel Bacar lui a empêché d'aller voter chez lui. Aujourd'hui qu il étst libre, a fait son apparition à Anjouan le jour des obsèques du Regretté Ali Bourhane ( que son âme repose en paix), accompagné de sa garde rapprochée comme par exemple le Directeur de Comores Telecom, Charkane, le Directeur de la sûreté Nationale Abou Achraf et des personnes comme Mahamoud Soidik, Bahassane de la présidence, Ahmed Barwane, les poches pleines pour faire passer le candidat Moussa Toybou. Mais les anjouanais qui se sont déplacés aux urnes ont décidé autrement et le combat du deuxième tour s'annonce difficile pour l'ami du président. Si à Ngazidja, le pouvoir a réussi à faire passer le candidat Abdouloihab avec des magouilles bien organisées, ce n'est pas le cas à Anjouan car les dispositions sont prises pour mettre la main sur '' un vol organisé''.
Ici à Moroni après la publication desrésultats officiels par la Cour constitutionnelle, l'on continue à se demander sur la déclaration d'un Madeira qui s'est laissé rouler dans les mensonges du ministre Madi Ali. Les résultats du ministre avec Madeira totalisent 100,10 % comme l'a mentionné Kailane sur le site ianjouan. La volonté affichée du ministre et de ses amis de la Communauté internationale de faire gagner Moussa Toybou, a fait que tout le monde est trompé sur un simple calcul arithmétique.
Une des leçons qu'on a pu tirer de cette élection c'est le silence des anjouanais face à cette élection et l'on se demande sur ce que nous reserve l'avenir. A chacun son point de vue.
Djamal